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Théâtre des Champs-Elysées

Gala des Etoiles du 21e siècle

mercredi 30 septembre 2009,
par A. H.


Grand rendez-vous des amateurs et des passionnés de danse, le Gala des étoiles suscite chaque année émotion et passion. Les étoiles des plus grands théâtres se retrouvent pendant trois jours à Paris pour nous faire partager des moments extraordinaires. Voici les artistes qui ont fait briller cette 12 e édition :

Nederlands Dans Theater
Aurélie Cayla et Yvan Dubreuil, tous les deux Français, ont choisi de présenter un extrait de Bella Figura et de Whereabouts Unknow. Ils nous entraînent dans un voyage dans le temps, l’espace et la lumière. Ils font vivre sous nos yeux les chorégraphies de Kylián, fluides et mystérieuses. On se laisse facilement emporter par ces corps musicaux qui glissent sur la scène, entre rêve et réalité.

Bella Figura (c) Marc Haegeman

Ballet national de Belgrade
Ana Pavlovic et Andrei Colceriu nous font découvrir I.V.E.K. une création de Léo Mujic. Ces jeunes artistes ont un talent évident. La chorégraphie intense de Léo Mujic leur offre l’occasion de dévoiler toute la dimension physique et violente de la danse tandis que l’extrait de Paquita les transforme en prince et princesse aux figures délicates. Une dualité qui révèle la richesse de ces danseurs.

Ballet de l’Opéra de Munich
À défaut de succomber au charme de la divine Lucia Lacarra, le public a découvert cette année de jeunes solistes du ballet de Munich : Daria Sukhorukova et Marlon Dino. Même si Daria Sukhorukova est coachée par Lucia Lacarra, elle n’en a malheureusement pas l’aura. Son interprétation du Lac des cygnes est techniquement très réussie, mais Odette semble avoir perdu son âme. Il est bien sûr extrêmement difficile de recréer avec un seul extrait toute la dimension dramatique de l’œuvre. Le choix de cette variation n’est peut-être pas la plus adéquate pour un gala. En ce qui concerne Marlon Dino, il fait preuve d’une grande présence scénique. On regrette seulement de l’avoir vu danser si peu. La première partie du gala lui offre un rôle de partenaire-porteur dans lequel il est certes magnifique, mais qui ne lui donne pas l’opportunité de conquérir la salle. L’année prochaine peut-être ?

American Ballet Theatre
Le jeune Daniil Simkin, virtuose attendu du gala, enchaîne les prouesses. Son interprétation comique des Bourgeois suscite toujours autant l’enthousiasme du public. Sa variation de Don Quichotte exécutée avec brio impressionne. Yana Salenko, du ballet de Berlin, est tout à fait à la hauteur de son partenaire.

Daniil Simkin (c) Rosalie O'Connor

Ballet de l’Opéra de Berlin
La jeune et belle Russe du ballet de Berlin, Polina Semionova, illumine avec son frère, Dmitry Semionov, tout aussi talentueux, les soirées de ce Gala. Dès son entrée en scène dans Le Corsaire, elle attire tous les regards et s’impose par sa présence majestueuse. Elle rayonne par sa beauté et incarne la grâce et l’élégance. Elle exécute le moindre mouvement avec une délicatesse et une subtilité qui prolongent l’instant et entraînent le spectateur dans la magie de la danse. Dans la seconde partie du gala, la belle se transforme en jeune fille à couettes et T-shirt rose et nous emmène dans un Pas de Deux absolument superbe et plein d’humour, œuvre du chorégraphe italien Rolando d’Alesio. Vive, légère et d’une gaité charmante, Polina nous offre ici un moment de pure beauté et de profonde émotion. D’une musicalité parfaite et d’une incroyable maîtrise technique, Polina Semionova et son frère font preuve d’une grande netteté, d’une telle précision et d’une telle finesse dans leurs mouvements qu’ils nous laissent admiratifs devant cette image de perfection. Par chance, Berlin n’est pas trop loin de Paris !

Polina Semionova


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